Découvrez l’interview de Maxence Grondin, propriétaire de l’hôtel de l’Océan à Saint-Vincent-sur-Jard.

Interview réalisé par Fabienne Moisan, pour le magazine Envolées 2026 en Vendée Grand Littoral

Photographe : Edouard Nicoleau

À Saint-Vincent-sur-Jard, c’est une véritable institution. Une maison de famille, dans la grande tradition de l’hôtellerie de bord de mer, nichée dans l’un des plus beaux sites du littoral, aux portes de la forêt de Longeville, face à l’île de Ré. L’hôtel-restaurant L’Océan entre dans un nouveau chapitre de son histoire, la quatrième génération à la barre avec l’arrière-petit-fils, Maxence Grondin. Un passage de témoin dans l’esprit de cette famille généreuse, qui consacre sa vie à partager la passion de son terroir. Rencontre chaleureuse avec un jeune entrepreneur, gardien de l’héritage.

À deux ans de son centenaire, votre établissement vit un grand lifting. Comment avez-vous conçu cette nouvelle histoire ?

Maxence grondin : En partant du socle fondateur, celui qui se transmet de génération en génération, la famille au cœur de nos attentions. Depuis sa création en 1928 par mes arrières-grands-parents, Marie-Louise et Marcel Bocquier, L’Océan réunit.

Des gourmets, qui viennent déguster les produits de la mer, aux vacanciers, qui reviennent chaque année dans ce bout de dune à la sérénité préservée. En garder son charme suranné a été notre fil conducteur avec l’architecte de l’Atelier du Large, en particulier pour la restauration de la villa La Rafale, bâtie en 1932 pour l’instituteur du village et acquise par ma famille en 1970.

J’apporte ma pierre en la transformant en une villégiature privilégiée, avec deux suites de respectivement trois et deux chambres, des volumes créés pour profiter d’un séjour en famille ou entre amis, comme à la maison !

Côté décoration, les fresques de l’artiste talmondaise Marianne Faure insufflent un vent iodé, tout en subtilité. Le charme d’antan au dehors, la modernité et le confort au dedans.

Vous créez aussi un centre de bien-être, un indispensable pour un hôtel aujourd’hui ?

Maxence Grondin : Se détendre, déconnecter du quotidien sont en effet des attentes de nos clients. Nous avons aussi constaté au niveau local que cette offre était peu présente. D’où le choix de s’allier à trois professionnelles pour ouvrir ce lieu ensemble, avec une salle de massage, un sauna et un hammam, avec vue sur notre espace aquatique lui aussi rénové. Un plus pour nos hôtes et pour les gens d’ici, qui peuvent accéder au centre dans le cadre de formules spécifiques. Nous tenons à la tranquillité tant appréciée de ces espaces cocons, bien abrités et baignés de soleil.

Et côté table, quelle est la promesse ?

Maxence Grondin : Celle d’une expérience toujours égale : une cuisine familiale autour des trésors de la mer, homard du vivier, poissons et crustacés. C’est ce que viennent chercher nos convives depuis le début, quand mon arrière-grand-mère s’est mise aux fourneaux !

Il fallait une vision pour l’époque, à ces agriculteurs devenus aubergistes par la force de leur volonté et qui s’installent sur la dune, dans un endroit si sauvage. Seule la maison dans laquelle Georges Clemenceau a fini sa vie veillait sur l’océan. L’endroit n’a pas tellement changé depuis.

Des pionniers aussi, qui pratiquèrent le “qui dort dîne” dès les congés payés, un coin pour planter sa tente contre un repas au restaurant ! Toute une époque et une convivialité portée par chaque génération.

Une signature qui plaît bien sûr à nos hôtes étrangers, Belges, Allemands, Suisses ou Néerlandais, une clientèle venue chercher le doux soleil vendéen, hors des sites bondés d’autres littoraux.

Cet attachement familial palpite dans vos veines. Reprendre le flambeau, c’était naturel ?

Maxence Grondin : Je suis né ici, presque dans le restaurant, aux côtés de mes parents dans la salle tous les jours de mon enfance. J’ai orienté mes études autour des langues et des affaires, voyagé pour explorer le métier sous différents angles, du service à la cuisine en passant par le commercial. Et je suis revenu à ma terre, ou plutôt à ma plage, comme une évidence. Et aujourd’hui, ce sont mes deux petits garçons qui viennent de temps en temps saluer les clients en salle.

Dans nos métiers, faire famille, c’est essentiel ! D’ailleurs, je rends hommage à Jacqueline, ma grande-tante, qui venait au restaurant nous apporter ses grandes bassines de riz au lait pour nous réconforter. Un dessert en forme de madeleine de Proust que j’ai remis à la carte, dans sa recette secrète, évidemment.

Hôtel-restaurant de l’Océan ***
72 rue Georges Clemenceau 85520 Saint-Vincent-sur-Jard
hotel-restaurant-ocean.com
Tél : 02 51 33 40 45
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Graphiste : Le Yak

Article créé le 15/09/2026

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