Situation Saint-Vincent-sur-Jard en Vendée Grand Littoral

Saint-Vincent-sur-Jard

lieu de villégiature de Georges Clemenceau (surnommé «le Tigre»)

Découvrir les richesses de la commune de Saint-Vincent-sur-Jard :

Description de la commune

La commune est située au bord de l’Océan, au sud du littoral vendéen dans une magnifique petite baie, en face de l’Ile de Ré, site privilégié par son micro climat : un très bon ensoleillement et d’un air iodé. Cela explique que ce petit village de Vendée soit devenu une station balnéaire familiale et conviviale où on peut profiter du calme et de la nature car l’environnement est la synthèse d’un ensemble de paysages où la forêt, les plages et les dunes, la campagne et son bocage, la proximité des marais, cohabitent pour le bien être de chacun.

Avec une côte formée de sable et de rochers la destination permet la pratique de la pêche et de toutes sortes d’activités nautiques. Mais ces chemins en forêt et en campagne permettent aussi de se promener à pied ou à vélo et  de découvrir alors les richesses de son passé néolithique avec les nombreux dolmens et menhirs qui jalonnent la campagne.

Mais sa réputation, Saint Vincent sur Jard la doit à Georges Clemenceau, qui, en 1919, est  venu passer sa retraite dans une petite maison de pêcheur construite sur la dune ; il va y accueillir de nombreux amis dont le célèbre peintre Claude Monet qui va l’aider à créer un jardin « impressionniste ».

Les plaisirs de la mer dans une magnifique petite baie

En vous promenant sur le sentier côtier de la dune de la Ragnette, le long de la forêt, vous découvrirez la  Pointe du Grouin et le phare de la Tranche sur Mer mais aussi l’Ile de Ré avec son « phare des Baleines ».

Vous aurez le choix entre 3 plages :

  • la plage de la Ragnette, bordée par la dune et la forêt ;
  • la plage du Musée Clemenceau avec un espace aménagé pour le pique nique ;
  • la plage du Goulet surveillée en juillet et août par les maîtres nageurs de la SNSM ;

Ces plages possèdent du sable fin dans leurs parties hautes puis des roches plus ou moins recouvertes de sable, en fonction des courants. Les « mares » d’eau peu profondes à marée basse font le bonheur des jeunes enfants pour s’y baigner mais aussi capturer crevettes, crabes et divers coquillages.

En été, les plages sont nettoyées tous les matins par les services techniques municipaux, mais vous y trouverez la « laisse de mer », des débris naturels arrachés aux fonds marins (algues, herbes marines, bois flottés, petits crustacés, coquillages) puis déposés sur les plages lorsque la mer se retire : ce ne sont pas des déchets ! Pour les véritables déchets, des collecteurs pour un tri sélectif ont été mis en place et des « canettes cendriers » sont à la disposition des fumeurs pour qu’ils y mettent leurs mégots (ceux-ci mettent 1 à 5 ans pour disparaître s’ils sont jetés dans le sable).

En hiver, vous pourrez observer des centaines de bernaches cravant : ces petites oies ont quitté les pays nordiques pour séjourner plusieurs mois sur nos plages où elles viennent se nourrir d’algues

La forêt

La forêt domaniale de Longeville, qui s’étend sur 16 km 500 dont 1230 hectares qui occupent une partie importante de la commune. De nombreuses allées et le sentier de la Ragnette, balisé et long de 4,5 km permettent de se promener sous les pins maritimes, chênes verts et robiniers.

La campagne

En vous rendant dans les terres vous rencontrerez la petite rivière du Goulet et le dolmen du Grand Bouillac. En vous éloignant  un peu, vous découvrirez les communes environnantes avec les marais à poissons vers Jard, le début du Marais Poitevin vers Longeville, le bocage vendéen entre Saint Hilaire la Forêt et Avrillé et le magnifique lac de Finfarine à Poiroux.

L'ancienne mairie coiffée de son campanile

En 1921, Clemenceau se retira à Saint Vincent sur Jard. Ayant offert une horloge à la commune, il la fit installer sur un clocheton au-dessus de la mairie d’alors (actuel Office de Tourisme). Il voulait, disait-il, que « les habitants prennent l’habitude de regarder la mairie plutôt que l’église pour avoir l’heure ».

L'église Saint Vincent

Trois campagnes de construction de l’église se sont succédées : la nef a été construite au XIe siècle, le chœur au XIIe siècle, et l’édifice entier restauré au XVIIe siècle ; l’église a probablement été incendiée en même temps que celle de Jard sur Mer en 1568, au cours des guerres de Religion.

Richard Cœur de Lion qui séjourna plusieurs années dans le Talmondais à la fin du XIIe siècle procéda à la construction du clocher actuel, sur les fondations  du vieux donjon du IXe siècle.

Pendant la Révolution, les communes de Saint Vincent sur Jard et de Jard sur Mer ont pris parti pour la République. L’église, alors désaffectée, ne subit pas de dommages.

Le dolmen du Grand Bouillac

Le petit village de Moricq, hameau de la commune d’Angles, était autrefois un port très actif pour le commerce des grains, lorsque la mer venait encore lécher les proches rivages du bourg. Au fil du temps, l’océan s’est retiré laissant à l’homme le soin de façonner l’un des plus beaux paysages qui soit.

De cette époque, vous ne retrouverez que peu de traces, si ce n’est le lieu-dit  » le Port de Moricq  » et surtout une tour féodale qui domine encore majestueusement toute la partie occidentale du Marais Poitevin : la Tour de Moricq.

Fouillé et restauré de façon hardie en 1901 et en 1905, deux tables et quatorze piliers en grès forment l’ensemble de ce dolmen. Les fouilles entreprises ont permis de découvrir les restes de trois personnes accompagnés de céramiques, de flèches à tranchant transversal, de poteries et d’outil en silex néolithiques caractéristiques. Les trois menhirs renversés qui se trouvaient à côté du dolmen ont aujourd’hui disparu.

Appelé aussi le « palet de Gargantua », ce dolmen est tombé là alors que le géant mythique jouait aux quilles en enjambant la vallée du Bouillac, un pied posé à Jard et l’autre au Bernard.

L'ancienne gare

Le sous-sol de la commune d’Angles, au caractère géologique propice (calcaire), recèle et recèlerait de nombreux souterrains avec tous les mystères inhérents à ce genre de constructions.

La plupart sont connus depuis longtemps, d’autres ont été révélés par des travaux récents, certains enfin sont introuvables mais paradoxalement profondément ancrés dans les esprits : ainsi, un souterrain aurait relié la Tour de Moricq à l’église d’Angles d’où partiraient ensuite d’autres émissaires rejoignant certaines maisons du bourg.

Une autre version mentionne carrément la présence d’un réseau de souterrains permettant de relier autrefois Fontenay le Comte aux Sables d’Olonne via Luçon et Angles. Enfin, mentionnons les recherches de l’abbé Baudry qui, au siècle dernier, aurait découvert un très long souterrain partant de l’église. Il en aurait localisé l’entrée, dissimulée dans l’édifice, l’aurait parcouru sur plus de 4 à 500 mètres sans jamais arriver au bout. Il aurait rebroussé chemin et la cavité, pour le moins étrange, n’aurait plus jamais été visitée…

La statue de Jeanne d'Arc

Sur la façade nord de la Tour de Moricq sont gravés des signes bien étranges qui évoqueraient le plan de cache d’un trésor enfermé dans la Tour. Ce coffre en cuivre jaune ne serait accessible qu’au moment du Sanctus de la messe de minuit, ce que confirmerait l’interprétation des dessins extérieurs.

Aussi, comme cela est souvent le cas pour les trésors cachés près des monuments antiques et qui révéleraient des dépôts d’offrandes païennes, un veau d’or serait enfoui sur le site de l’ancienne chapelle du lieu-dit la Motte au-dessus des ruines de laquelle une lumière blanche planerait parfois.

La Maison et le jardin de Georges Clemenceau

En 1919, juste avant la signature du Traité de Versailles, Georges Clemenceau décide, à 78 ans, de se retirer sur ses terres vendéennes. Entre l’océan et la maison de pêcheur qu’il loue, le « Père La Victoire », grand ami de  Claude Monet, réalise le pari de créer un jardin sur la dune.

La maison est restée dans l’état où elle se trouvait à sa mort en 1929, avec son mobilier et ses souvenirs. Le site est labellisé Maisons des Illustres.

« De toutes les maisons d’hommes célèbres dont l’État français a hérité et dont il assure la conservation, celle de Saint-Vincent-sur-Jard est sans doute à la fois l’une des plus modestes et l’une des plus symboliques et suggestives. Elle s’associe au souvenir d’un Clemenceau au soir de sa vie, d’un héros surgi des épreuves de la Première Guerre mondiale et définitivement consolidé dans la  mémoire collective comme l’homme des certitudes victorieuses. Le Clémenceau de Saint-Vincent-sur-Jard est un grand témoin de l’histoire retiré des affaires et méditant devant la mer. Dans cette « bicoque » louée à partir de 1919 et destinée aux beaux mois du printemps et de l’été, il revient une ultime fois sur les événements de son immense destinée et écrit « Au soir de la pensée  », reçoit ses amis et allie tous les tons « de la palette embroussaillés » d’un jardin composé avec le peintre Claude Monet. Sa « cabane de paysan » n’en est   pas moins la maison d’un amateur d’art féru de culture extrême-orientale qui vit entouré de ses estampes et de ses peintures japonaises, de ses vases asiatiques et de divinités bouddhiques. »

Extrait du livre : Clemenceau au soir de sa vie – La maison de Saint-Vincent-sur-Jard
Denis Lavalle, Aurélie Samuel
Collection « Itinéraires » – Editions du Patrimoine
En vente à la boutique du musée (prix : 7 €)

Caractéristiques

SITES NATURELS

Les plages : Ragnette, Goulet et Clémenceau

PATRIMOINE

Maison et jardin de Georges Clémenceau

L’église de Saint-Vincent

Dolmen du Grand Bouillac

ÉVÉNEMENTS MAJEURS

Marché de produits régionaux vendredi matin (juillet/août)

Concerts sur le théâtre de verdure mercredi soir (juillet/août)

Bals populaires (juillet/août)