Saint-Benoist-sur-Mer

Au fil des siècles, la tradition de cultivateurs et d’une vie de maraîchins perdure toujours à Saint Benoist-sur-Mer. Situé entre plaine et marais, le village possédait un port de commerce important ainsi que plusieurs moulins pour la plupart encore visibles aujourd’hui !

Les origines du village

Comme toute commune, le village de Saint Benoist-sur-Mer, passa par différents noms avant d’avoir son nom actuel. Au départ, la paroisse avait pour nom Saint Benoît d’Angles. En 1444, elle devient Saint Benoist, pouvant s’écrire avec ou sans “s”. Pendant la Révolution, le village fut surnommé “Bon Marais” avant d’avoir la reconnaissance de son nom définitif : Saint Benoist-sur-Mer en 1851.

L'église de Saint-Benoist-sur-Mer

L’église de Saint Benoist-sur-Mer est l’une des rares églises fortifiées de Vendée. Elle fut construite au XIème siècle et fut dédiée à Saint Benoît. Tous ses éléments n’ont pas été installés au même moment : la nef et le volume du coeur ont été ajoutés respectivement au XIème et au XIIème siècles. De plus, au XIIème siècle, des éléments angevins, telle que la voûte, ont été apportés selon le souhait de Richard Coeur de Lion. L’église fut de nombreuses fois victimes de dégradation, notamment l’incendie de 1794 ou bien les problèmes d’infiltration d’eau.

Depuis 1956, l’Eglise Saint Benoît fait partie des monuments historiques français. Elle est reconnue en Vendée de par son magnifique retable du XVIIème, considéré comme étant unique car nous pouvons y voir la trinité de représentée. Mais n’oublions pas que sur le toit de l’église, une sculpture représentant un lapin fumant une pipe est installée. Chose unique en France et même en Europe, l’histoire du Lapin qui fume reste mystérieuse : de nombreuses légendes ont repris ce « mythe bas-poitevin. » Pourquoi ce lapin, ennemi des marins, fume t-il la pipe alors que le tabac ne fut importé en France que bien après la construction de l’église ?

Le Marais poitevin

Rappelons que le Marais Poitevin, qui fait partie des destinations phares de notre département, est une création de l’Homme. En effet, à l’époque la mer atteignait à peu près Niort : une grosse partie de la Vendée n’existait donc pas, mais Saint-Benoist si ! C’est d’ailleurs pour cette raison que la commune se nomme Saint-Benoist-”sur-mer” car la mer touchait la limite du village.

Avec 87 hectares de marais, Saint Benoist fait partie du marais communal, il s’agit donc d’un marais mouillé partiellement inondable qu’on considère comme marais intermédiaire. Le village fait partie des nombreuses communes composant la Vallée du Lay. Il faut savoir que le Lay est le fleuve principal en Vendée qui, à partir de Moricq, passe en zone maritime pour se jeter ensuite dans la Baie de l’Aiguillon. Les marais communaux se situent tous autour de cette vallée, ce qui représente une zone d’extension des crues du Lay. De plus, ce fleuve traverse le communal de Saint Benoist, ce qui fait de ce village un site écotouristique !

Le marais communal correspond à un marais où il y a une mise en commun des troupeaux de différents éleveurs (vaches ou chevaux) réalisée généralement du mois d’avril jusqu’à l’automne. Les éleveurs peuvent d’ailleurs venir d’autres départements, tels que les Deux-Sèvres par exemple ! Autrefois, les habitants des villages possédant des marais communaux avaient le droit d’avoir une place chacun pour leurs bêtes. Les familles n’ayant pas toutes des animaux, des arrangements ont été mis en place entre habitants, tels que : place de communal contre motte de beurre ! De nos jours, une taxe est payée par les éleveurs afin d’avoir un droit de pâturage.

Les légendes

Le « lapin qui fume » reste le fait le plus énigmatique de la ville, plusieurs légendes le concerne dont les trois plus connues : 

Première légende : pendant la guerre de cent ans, Saint Benoist-sur-mer possédait un port et un prieuré. Au cours d’un bombardement par les bateaux anglais, l’église fut en partie détruite : les moines se mirent donc aussitôt à l’oeuvre pour la reconstruire. L’un deux trouvant un bloc de pierre à sa convenance, y sculpta un lapin qui comme son auteur fumait la pipe. Une fois l’église réparée, les moines, trouvant l’oeuvre si bien réussie, décidèrent de l’installer sur le toit de l’église. Depuis, du haut de son observatoire, le lapin contemple calmement la commune !

Seconde légende : un brave curé de Saint-Benoist nourrissait ses lapins en fumant la pipe pendant le Carême, jusqu’au moment où il reçu la visite inopinée de son évêque. Se sentant pris en faute, il jeta sa pipe dans la cage à lapins !

Troisième légende : un vieux monsieur a rapporté ce récit que lui avait raconté son grand-père, charpentier dans l’équipe d’ouvriers qui a rénové l’église en 1860. Parmi les maçons se trouvait un joyeux luron, connu pour faire la cour aux filles du pays. On l’appelait le « chaud lapin ». Les travaux une fois terminés, ses camarades sculptèrent un lapin en plâtre et le posèrent sur le toit de l’église en lui disant : tu ne pourras plus faire la cour aux filles, nous t’avons monté sur l’église ! Ce dernier rigola de la plaisanterie et, comme il fumait, monta lui même ajouter une pipe au lapin.

Alors, d’après vous, quelle légende paraîtrait la plus plausible à vos yeux ?

  • Le cheval du mal

    Lorsque que l’obscurité envahit les rues de Saint-Benoist, surgit alors un cheval extraordinaire au pelage blanc et rutilant, sellé et bridé sur leur route. Il s’agit du Cheval Malet.

    Il se présente la nuit aux vagabonds nocturnes, les fait monter sur son dos et les emporte pour une galopade endiablée. Cette course amenait généralement le cavalier au fond de précipices ou dans les fontaines. Pour s’en protéger, il faut porter autour de son cou la médaille de St-Benoît appelée aussi « Croix des Sorciers » qui éloigne les influence néfastes du Cheval Malet. Autrefois, pour avoir une autre manière de se protéger, des dépôts de poignées de trèfles se faisaient sur la Pierre Couchée appelée Palet de Guargantua.

    Mais faites attention, on raconte encore que le Cheval Malet, sans queue ni tête, se présente quelquefois aux voyageurs pour leur jour ce mauvais tour…

  • Les dames blanches

    La nuit, on raconte que des fées traversent les pâturages et les cultures de Saint Benoist, puis viennent flotter au-dessus des canaux en tenant à la main des cierges allumés qui brillent de mille feux et dont les gouttes de cire blanches tombent sur le toupet et le crin des chevaux qu’elles peignent ensuite proprement. A la grande surprise de quelques paysans qui à l’aube découvraient leurs chevaux proprement peignés… Ca serait d’ailleurs pour cette raison que les cheveux de Saint Benoist-sur-Mer seraient excellents pour l’agriculture et pour l’armée.

  • Les fradets

    Les fradets, petits lutins, sont espiègles et malicieux. Ils aiment généralement rendre service à condition de ne pas être vus. Le troupeau qu’ils protègent est toujours le plus gras et le plus prospère. Deux d’entre eux en menaient paître un toutes les nuits et enrichissaient alors les maîtres de la bergerie. Mais une nuit, un paysan les observa au clair de lune, gardant des brebis, pieds nus et couverts de rosée. Une fermière apprenant ça, décida de laisser une paire de bas sur la fenêtre. Cependant, sachant qu’ils avaient été vus, ils partirent porter leurs soins ailleurs laissant celui-là dépérir…

Caractéristiques de la commune

SITES NATURELS

Marais Poitevin

PATRIMOINE

Eglise Saint Benoît avec son retable flamboyant

Moulin de la Cochetière

Moulin de la Javelière

Grand Moulin

Moulin de Lieudieu

Les moulins vieux

Menhir de la Pierre Couchée/Le Palet de Guargantua

Maison de la nature de la Grenouillère

En savoir plus sur la commune :

Mairie
Place de la Mairie – 85540 Saint-Benoist-sur-Mer
Tél : 02 51 30 84 56
E-mail : mairie-saint-benoist-sur-mer@wanadoo.fr

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